Tibet 2019 - Trek.Photo

Aller au contenu
Photo : Fête de la Saga Dawa - 17 juin 2019
LHASSA

Lhassa, ville millénaire et cœur spirituel de la culture tibétaine, abrite plusieurs lieux sacrés où viennent se recueillir depuis des siècles les croyants bouddhistes. Au milieu du XXe siècle, période à laquelle le Tibet est passé sous administration chinoise, la ville est devenue le chef-lieu de la "région autonome du Tibet".

Perchée à 3650 mètres d’altitude sur une petite plaine alluviale d'un affluent du Brahmapoutre, Lhassa a été pendant des siècles la capitale de l’ancien royaume tibétain. Le monastère du Jokhang, le plus ancien monument de Lhassa longtemps considéré comme le centre du Tibet et le palais de Norbulingka, lieux classés au patrimoine mondial de l’Unesco, figurent parmi les nombreux trésors culturels de la ville.

Mais le magnifique Palais du Potala qui surplombe la ville, ancien lieu de résidence du Dalaï-lama, est incontestablement le site le plus emblématique. Juché sur une colline de 130 mètres et construit vers 1650 par le 5ème Dalaï-Lama, il mesure 178 mètres de hauteur et 400 mètres de largeur et comprend treize étages dont quatre à l'intérieur du rocher. Avec à sa base des murs de huit mètres d'épaisseur, il est constitué de près de 1 000 pièces et est structuré entre le Palais Blanc, ancienne résidence du Dalaï-Lama et le Palais Rouge voué aux études religieuses et aux prières bouddhistes. Une soixantaine de moines résident dans le monastère du Palais. Au-delà des nombreux contrôles pour pénétrer dans le Palais, la videosurveillance est omniprésente et les photos sont strictement interdites.

A mesure que la présence chinoise s’impose, la ville change de visage et perd son cachet tibétain en cédant aux sirènes du tourisme de masse et des temples ... de la consommation.

Mise à jour : août 2019

 Galerie Photos (70 photos)         Vidéo ("Eaux et lumières sur le Potala" - 00:01:30)       Vidéo ("Monastère de Jokhang" - 00:03:10)
DEBATS PHILOSOPHIQUES AU MONASTERE DE SERA (LHASSA)

Le monastère de Sera, fief des Bonnets jaunes, est une des plus grandes universités religieuses du Tibet. Pendant 2 à 3 heures tous les après-midis, les élèves moines s'exercent au débat philosophique pour tester leur maitrise des textes sacrés et leur vivacité d'esprit sous la direction de professeurs qui les surveillent. Cette pratique de débats logiques et rigoureux dans les monastères a été introduite au XIVe siècle par l'Ecole Gellupa.

Les débats sont toujours publics. Deux interlocuteurs se font face : le messager de la tradition (protagoniste), défendeur d’une thèse, est assis ; le challengeur (antagoniste), clarificateur du raisonnement, ne défend aucune thèse et se tient debout face à lui.

Pour débuter le débat, le Challengeur s'approche à quelques pas du défendeur, fait un claquement de la main et pose une question au défendeur. Celui-ci expose alors sa thèse et c’est l’approbation de l'autre qui permet d’entamer le débat proprement dit. Un seul moine tient le rôle de défendeur tandis que le challengeur initial peut être rejoint par d’autres co-challengeurs. Les questions du ou des Challengeurs contiennent toujours un sujet, un prédicat et une raison. Pour terminer le débat, le Challengeur frappe la paume de sa main droite avec la main gauche. Et le but du débat n’est pas de défaire un adversaire, mais de dépasser ensemble les conceptions erronées de la réalité.

Mise à jour : août 2019

 Galerie Photos (34 photos)         Vidéo ("Débats philosophiques" - 00:04:20)
MANDALAS DU MONASTERE DE YANGTSE

Les Mandalas sont initialement des aires rituelles utilisées pour évoquer des divinités et pratiquer la méditation. Mais le Mandala est aussi une structure peinte (tangkas) ou un diagramme fait de sable coloré. Faire un Mandala est à la fois un acte méditatif et spirituel et une offrande aux déités qui accordent alors leur protection. Il symbolise l’impermanence, c’est-à-dire le caractère éphémère de la vie ainsi que le non-attachement matériel puisque le Mandala est rapidement détruit lors d’une cérémonie d’offrandes aux divinités protectrices.

Les nombreux symboles du Mandala de sable sont marqués à la craie sur une plate-forme en bois (à l'identique chaque fois que le Mandala est créé). En partant du centre vers l’extérieur, les moines utilisent des entonnoirs métalliques effilés (les "chakpur" crantés et râpés avec une tige métallique) pour faire couler le sable coloré et réaliser ainsi des motifs élaborés.

Peu après sa création, le Mandala sera balayé lors d'une cérémonie et le sable coloré sera dispersé dans l’eau comme un cadeau pour redonner de l’énergie à l’environnement et à l’univers.

200 jours de travail pour une vingtaine de moines ... En prévision de la fête de Saga Dawa du 17 juin 2019, trois groupes de sept moines du monastère de Palcho à Gyantsé ont réalisé trois Mandalas en 8 à 10 jours.

Mise à jour : juillet 2019

 Galerie Photos (40 photos)         Vidéo ("Mandalas" - 00:01:20)
A VENIR ...

  • Kora du Lac Manasarovar
  • Kora du Mont Kailash
  • Saga Dawa
  • Monastère de Thirthapuri
  • Royaume de Gugé
  • Et peut-être d'autres !
Version 1.3 - Mise à jour du 14 août 2019
Retourner au contenu